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Les hybrides rechargeables présentent-elles d'office un TCO favorable?

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En Belgique, les PHEV (Plug-in Hybrid Electric Vehicles) bénéficient d'un solide soutien fiscal sous la forme d'une déductibilité de 100% - pour autant qu'ils n'émettent pas plus de 50 grammes de CO2 par kilomètre et que la batterie embarquée soit suffisamment puissante. Cela signifie-t-il pour autant qu'ils affichent un Total Cost of Ownership avantageux par rapport aux modèles à essence et diesel?

 La réponse dépend de plusieurs facteurs. Il n'y a pas que la déductibilité fiscale. Il faut également tenir compte de la différence de prix à l'achat entre une hybride rechargeable et la version essence ou diesel équivalente. Et du profil d'utilisateur du conducteur. Plus il parcourt de kilomètres en mode électrique, plus le bilan sera favorable. Idéalement, le rapport électrique/thermique doit être d'environ 70-30%. Mais ce n'est pas encore tout.

“La différence de prix entre la version équipée d'un moteur conventionnel – essence ou diesel – et l'hybride rechargeable est souvent assez conséquente. Compenser cet écart via la déductibilité supérieure dépend de la différence entre les émissions de CO2”, explique Philippe Fouyn, Strategic Consulting Manager chez Athlon Belgium.

“Si vous partez d'un diesel avec un taux d'émission de 100 g/km et bénéficiant d'une déductibilité fiscale de 70%, il ne faudrait pas que l'écart de prix à l'achat soit trop important. Mais si vous prenez l'exemple d'une voiture affichant un taux d'émission de CO2 de 130 g/km et bénéficiant d'une déductibilité fiscale plafonnée à 55%, alors la donne est davantage en faveur de l'hybride plug-in, déductible à 95-100%.”

Il souligne aussi que certains constructeurs accordent une ristourne moindre sur le modèle hybride rechargeable par rapport aux versions ordinaires. La différence de prix nette est alors plus importante que la différence de prix brute. C'est évidemment défavorable au TCO de l'hybride rechargeable. Autrement dit, vous avez intérêt à bien calculer.

Tenez compte du TCO2

Le fait que la balance penche en faveur du PHEV dépend également de la mesure dans laquelle vous roulez en mode électrique et de la part de kilomètres parcourus sur autoroute. “Celui qui effectue souvent de longs trajets n'a pas le profil idéal pour une hybride rechargeable à moteur à essence. Il aurait plutôt intérêt à opter pour un PHEV à moteur diesel. En revanche, celui qui se rend quotidiennement au travail en mode électrique et qui limite ses trajets en mode thermique à 30% apparaît comme le candidat idéal. Pouvoir recharger son véhicule à domicile est évidemment un facteur crucial – de même que se plier à une discipline de chargement quotidienne”, nous explique Philippe Fouyn.

“Si votre batterie possède un rayon d'action de 50 kilomètres, vous ne pouvez pas habiter à plus de 30 kilomètres de votre travail pour bénéficier d'un scénario TCO favorable. Mais si vous avez l'occasion de recharger au travail, vous pouvez évidemment habiter à 60 km du bureau, à condition de recharger consciencieusement la batterie à la maison et au bureau tous les jours”, ajoute-t-il.

“Si vous envisagez d'intégrer des hybrides rechargeables dans votre flotte, commencez par étudier le profil des conducteurs. Prenez aussi le temps de tout chiffrer, en tenant compte de tous les éléments, des frais de carburant réels à la déductibilité fiscale, en passant par la taxation des dépenses non déductibles. C'est ce qu'Athlon appelle le TCO2.”

Autrement dit, pour être sûr de faire le meilleur choix sur le plan financier, ou si vous voulez une hybride rechargeable malgré l'éventuel surcoût, ne vous focalisez pas uniquement sur le prix du leasing.

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