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Trois enseignements importants de la conférence Plateforme voitures de société électriques

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Lors de la conférence de printemps de la Plateforme voitures de société électriques (Platform Elektrische Bedrijfswagens), organisée le 27 mars dernier, les entrepreneurs ont appris comment intégrer des voitures électriques dans leur flotte. Philippe Decrock, porte-parole de Traxio, résume les trois enseignements les plus importants.

Grâce à cette plateforme, Traxio, BFFMM et The New Drive souhaitent accélérer la transition vers les voitures électriques au sein des entreprises et organisations belges. Philippe Decrock a tiré les informations suivantes de l’intervention des entreprises participantes.

1. Analysez le processus décisionnel pour l’achat de voitures électriques

« Le fait qu’une entreprise choisisse ou non d’intégrer une ou plusieurs voitures électriques dans sa flotte dépend de nombreuses parties. Le gestionnaire de flotte, ainsi que le personnel des RH ont leur mot à dire. Dans les grandes entreprises, le comité d’entreprise et les syndicats donnent également leur approbation. Enfin, le service financier d’une entreprise joue un rôle décisif. Les voitures de société électriques ont en effet un coût total différent des autres véhicules. Le service financier devra donc recalculer leur coût total de possession. Ces véhicules n’intègrent l’entreprise que lorsque tous ces intervenants donnent leur feu vert. »

2. Éliminez les obstacles qui compliquent cette décision 

« Lorsqu’une entreprise décide de passer aux voitures électriques, elle rencontre souvent différents obstacles. Certaines entreprises surestiment par exemple les coûts supplémentaires des voitures de société électriques. Une voiture électrique est en effet un peu plus chère à l’achat qu’une voiture à carburant, mais au-delà de 100 000 kilomètres, cette différence a totalement disparu. De plus, il existe plusieurs primes fiscales pour les entreprises qui souhaitent introduire des voitures électriques dans leur flotte. »

« L’infrastructure de recharge que les entreprises doivent installer sur leur site, mais aussi au domicile des travailleurs représente un point difficile. Qui paye les coûts d’utilisation d’une wallbox (point de recharge d’une voiture électrique, NDLR) : l’employeur ou le travailleur ? En tant qu’entreprise, comment éviter que les frais d’électricité n’apparaissent sur le compte de l’employeur ? Et qu’advient-il de l’infrastructure domestique si un travailleur démissionne ? Nous tentons de répondre au mieux à toutes ces questions. Ensuite, nous les reprenons dans les clauses de la nouvelle politique en matière de voitures de société électriques. »

3. Établissez un scénario pour aider les entreprises à passer aux voitures électriques 

« Nous sommes actuellement en train d’élaborer un plan que les PME, les ASBL et les institutions publiques peuvent suivre pour intégrer des voitures électriques dans leur flotte. Une première étape importante consiste à créer, au sein de l’entreprise, une équipe qui se concentre sur cette transition. Idéalement, cette équipe dédiée à l’électrique comprend une personne du département RH, un collaborateur du service financier et un représentant des travailleurs. Le scénario propose une liste détaillée du marché des voitures électriques : Qui propose des infrastructures de recharge ? Et combien coûtent-elles ? »

« Nous souhaitons achever la rédaction de cette feuille de route en mai. Nous la distribuerons aux entreprises, en commençant par les pionniers directement impliqués dans notre projet et soucieux d’électrifier leur flotte, comme Eandis, Engie Electrabel et Lampiris. En outre, nous sommes en contact avec une trentaine d’entreprises qui ont l’ambition d’électrifier une certaine partie de leur flotte d’ici 2025. Nous pensons avant tout aux ASBL de soins à domicile, dont la flotte compte en Belgique quelque 10 000 véhicules. Nous pourrions franchir une étape importante si nous parvenions à les remplacer, totalement ou en partie, par des voitures électriques. »

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