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Comment intégrer le budget mobilité?

Athlon Belgium tire les leçons de son enquête sur la mobilité

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Athlon Belgium
Six mois après l’approbation du budget mobilité par la Chambre, celui-ci continue de causer des soucis à de nombreuses entreprises : comment peuvent-elles intégrer les différentes mesures dans leur stratégie et dans leur politique automobile ?

En tant que fournisseur de mobilité, Athlon aime prendre les devants. Nous avons réalisé une mobility survey, c’est-à-dire une enquête de mobilité, pour évaluer les souhaits de nos propres collaborateurs. Erwin Ollivier, Country Manager chez Athlon Belgium, et Thierry Devresse, Strategic Alliances et Projects Director, détaillent les résultats de cette enquête.

Quel était le but de l’enquête ?


Thierry Devresse : « Nous souhaitions tout d’abord avoir une image objective des intérêts de nos collaborateurs, en particulier de ceux qui disposent d’une voiture de société. L’enquête portait sur des sujets tels que le budget mobilité, la mobilité électrique, ainsi que les alternatives à la voiture, comme le vélo et les transports en commun. Grâce à ces résultats, nous allons améliorer notre politique de mobilité. »

Erwin Ollivier : « Nous utilisons en outre toujours nos propres expériences pour tester les concepts et les produits que nous souhaitons commercialiser. Nous pouvons ainsi ajuster cette enquête avant de la proposer à nos clients, afin que ceux-ci puissent identifier les besoins de leurs collaborateurs en matière de mobilité. »

Les résultats étaient-ils conformes aux attentes, ou y a-t-il eu des surprises ?



Thierry Devresse : « Ce que nous n’avions pas prévu, c’est l’importance accordée à la mesure et à la récompense des bons comportements en matière de mobilité. C’est ce que 82 % de nos collaborateurs souhaitent. »

Erwin Ollivier : « Ceci est également conforme à notre vision du budget mobilité. Nous souhaitons traduire la philosophie sous-jacente en une politique automobile. Cela signifie donner un aperçu à chacun des conséquences de ses choix de mobilité, rendre ces conséquences mesurables et faire en sorte que celles-ci soient les plus concrètes possible. Il s’agit en réalité plus de responsabiliser que de diriger. » 

Quel est l’intérêt pour le budget mobilité ?


Thierry Devresse : « Cinquante pour cent de nos collaborateurs ont déclaré qu’ils envisageaient d’utiliser le budget mobilité. Si l’on combine ces réponses avec celles des autres questions de l’enquête qui nous permettent de déduire si le collaborateur est un candidat approprié, il en reste environ un quart. La grande majorité des collaborateurs continuent d’opter pour une voiture de société, même s’ils utilisent le budget mobilité. Selon les résultats de notre enquête, 1 à 2 pour cent seulement sont prêts à abandonner leur voiture de société. »

Erwin Ollivier : « Si nous voulons contribuer à une mobilité plus verte, nous devons en tenir compte. Dans ce domaine, le budget mobilité est un plus comparé aux politiques automobiles actuelles. Dans celles-ci, le budget alloué à la voiture de leasing est utilisé au maximum, car ce qui n’est pas utilisé est perdu. Le budget mobilité définit un cadre juridique clair permettant d’opter pour une voiture plus économique, et de profiter de l’excédent budgétaire, soit via un mode de transport alternatif, soit en espèces. » 

Thierry Devresse : « Lors de l’enquête de mobilité, nous avons sondé les solutions dont les collaborateurs ont besoin pour opter pour une voiture plus petite ou pour abandonner leur voiture. Il en ressort que ceux-ci doivent disposer de la possibilité d’emprunter temporairement une voiture. Chez Athlon, c’est possible via Car2Use. Dans le cadre de ce projet, nous ne proposions au début que de petites citadines, mais depuis l’introduction du budget mobilité, il y a une demande croissante pour des voitures partagées plus grandes. Par exemple pour un long voyage en famille. »

Quels sont vos conseils pour les entreprises qui souhaitent introduire le budget mobilité ?


Thierry Devresse : « Au cours des derniers mois, j’ai discuté avec plusieurs clients qui souhaitaient introduire le budget mobilité. À chaque fois, après quelques questions, ils se rendent compte que cela nécessite encore beaucoup de préparation, et que la gestion du système requiert un grand travail manuel. Car chaque entreprise doit élaborer un plan qui correspond à ses employés et à sa situation spécifique. Il y aura un large éventail de possibilités, afin que vous puissiez choisir ce que vous voulez proposer et ce que vous ne voulez pas proposer. » 

« Nous travaillons à une solution dans le cadre de laquelle nous accompagnons nos clients lors de l’introduction du budget mobilité, et nous le gérons entièrement pour eux. Il s’agit d’une plate-forme qui gère les aspects administratifs, mais qui permet aussi aux employés d’opter facilement pour d’autres moyens de transport. L’objectif est que les clients consacrent moins de temps à la gestion du budget mobilité qu’ils n’en consacrent à la gestion de leur flotte actuelle. » 

Durant la Semaine de la Mobilité, vous allez utiliser les résultats de l’enquête. Comment cela fonctionne-t-il ?


Thierry Devresse : « Notre Semaine de la Mobilité met l’accent sur les leçons que nous avons tirées de l’enquête. Nous voyons par exemple que nos collaborateurs sont demandeurs d’une journée de télétravail par semaine. Ce qui convient à la plupart des managers. Dans la pratique cependant, nous remarquons que les collaborateurs ne télétravaillent qu’un jour par mois. À l’approche de la Semaine de la Mobilité, nous allons interroger nos chefs d’équipes et nos managers à ce sujet. Nous souhaitons avant tout sensibiliser et amener les gens à dialoguer. » 

Erwin Ollivier : « La mobilité électrique sera un autre point d’attention. Nous voulons davantage offrir à nos collaborateurs la possibilité de tester des voitures électriques. Ils peuvent ainsi non seulement faire l’expérience de ce sentiment de conduite particulier, mais aussi voir comment intégrer la recharge de leur voiture dans leur vie quotidienne. »
« Le budget mobilité sera traité comme un troisième pilier. Les collaborateurs qui ont déjà acquis une expérience dans ce domaine pourront informer leurs autres collègues lors de séances petit-déjeuner. »

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