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Les véhicules électriques deviennent la norme en Norvège

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En Norvège, les voitures électriques connaissent une popularité inégalée. Les locaux attendent en masse de devenir propriétaires d’une voiture électrique. La recette du succès : un traitement de faveur pour les conducteurs qui roulent à l’électricité.

En 2017, le parc automobile belge comprenait 1,6 pour cent de voitures électriques, offrant ainsi la sixième place du classement mondial à la Belgique. Un résultat honorable, mais aucun pays n’arrive à la cheville du champion incontesté : la Norvège. Le pays compte en effet 24 pour cent de voitures roulant à l’électricité et, en 2017, la moitié des voitures vendues étaient des véhicules électriques ou hybrides. Selon les estimations, en 2018, 45 pour cent des voitures vendues en Norvège seront électriques. Comment le pays a-t-il réussi sa transition vers une mobilité durable avec autant de succès ?

Aide fiscale

C’est simple : tout acquéreur d’une voiture électrique est exempté des taxes d’importation et de la TVA, contrairement aux propriétaires de voitures diesel et essence qui payent plein pot. En outre, l’électricité est moins chère que l’essence ou le diesel et, depuis cette année, aucune taxe de circulation n’est demandée pour les voitures électriques.

Outre les impôts plus élevés, les voitures essence et diesel sont moins avantageuses pour d’autres raisons. Leur prix d’achat est bien plus important. En Norvège, une voiture diesel coûte deux fois plus cher qu’en Belgique et, bien que leurs revenus nets soient plus élevés, les Norvégiens doivent débourser des sommes très importantes pour ce type de véhicule.

Autres avantages

Les conducteurs de voitures électriques profitent d’autres avantages : en Norvège, les voitures électriques roulent presque exclusivement à l’énergie verte, produite dans des centrales hydroélectriques nationales. À Oslo, cette électricité est même gratuite. Dans les parkings souterrains, les voitures électriques bénéficient par ailleurs de places de stationnement gratuites. Et ce n’est pas tout : les conducteurs de voitures électriques peuvent éviter les embouteillages en roulant sur les voies de bus, empruntent le ferry à titre gracieux et ne doivent payer ni les routes à péage ni les zones de basses émissions.

Tout n’est cependant pas si idyllique. Les conducteurs se plaignent du manque de bornes de recharge. La Norvège compte en effet moins de bornes de recharge au kilomètre carré que la Belgique, et ce, surtout en dehors des villes, alors que les voitures électriques y sont bien plus nombreuses. Il n’est donc pas évident de parcourir de longues distances et beaucoup de conducteurs utilisent une voiture classique pour rouler dans les montagnes, par exemple.

Bornes de recharge rapide

Environ la moitié des Norvégiens craignent que les décideurs politiques annulent ces mesures favorables dans un futur proche. En conséquence, il est possible que la Norvège ne parvienne pas à atteindre son objectif, à savoir d’acheter uniquement des voitures électriques d’ici 2025. Afin de poursuivre leur évolution verte, les Norvégiens comptent sur leur politique nationale pour élaborer un plan d’investissement consacré aux bornes de recharge. Les pouvoirs publics norvégiens ont déjà pour objectif de fournir une borne de recharge rapide par tranche de 100 voitures électriques. En 2020, quelque 400 000 voitures rouleront à l’électricité. Il convient donc de prévoir 4 000 bornes de recharge rapide. À l’heure actuelle, le pays en compte moins de 1 000.

Par ailleurs, tous les Norvégiens ne souhaitent pas acheter une voiture. Ils sont de plus en plus nombreux, surtout dans la capitale, à se séparer de leur véhicule en faveur de l’autopartage. Dans les années à venir, le succès des voitures électriques et des voitures autonomes contribuera indéniablement à l’augmentation de l’autopartage.

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