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La pénurie de puces ralentit provisoirement le passage à l’électrique

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Aujourd’hui, les microprocesseurs sont partout. De votre brosse à dents à votre smartphone, en passant par quasi tous les systèmes qui équipent votre voiture. Malheureusement, l’actuelle pénurie mondiale semble surtout bouleverser l’industrie des véhicules électriques.

La presse en a abondamment parlé ces dernières semaines: la pénurie de certains composants impose provisoirement aux constructeurs automobiles de ralentir, voire de geler la production. La pénurie concerne surtout les puces semi-conductrices. Les analystes du secteur prédisent que cette année, la production mondiale accusera un recul d’au moins 700.000 véhicules. 

Les causes de cette crise sont multiples. Certaines sources estiment que les fournisseurs de l’industrie automobile ont prévu trop peu de stocks, convaincus que les ventes d’automobiles allaient continuer à ralentir encore un certain temps. Or, celles-ci tournent à nouveau à plein régime. 

Une autre explication porte sur le fait que les véhicules actuels requièrent de plus en plus de micropuces, a fortiori les véhicules électriques et les hybrides rechargeables. En effet, ils sont équipés d’un système de gestion de la batterie et d’un dispositif électronique de chargement embarqué. Par ailleurs, ils ont besoin de wallbox et de câbles de chargement qui – vous l’aurez deviné – ne peuvent pas se passer de l’électronique non plus. En d’autres termes, les véhicules électriques sont doublement impactés.

La situation risque de perdurer encore quelques mois, mais une amélioration est en vue, avec d’une part la perspective d’une conjoncture économique favorable et d’autre part celle de voir d’ici 2023 le prix des véhicules électriques s’aligner sur celui des véhicules traditionnels. 

Baisse du prix des batteries, TCO plus favorable

La pénurie de certaines matières premières implique une inflation des prix, ce qui risque d’influencer négativement la relance économique. Et pourtant, les analystes sont unanimes pour annoncer la reprise de la croissance dès le deuxième trimestre de cette année.

L’économie est également censée booster le passage à l’électrique. Si l’on en croit Bloomberg NEF, le prix des batteries devrait même baisser plus vite que prévu. L’année dernière, le coût moyen par kWh est descendu à $ 137 (sur la base d’une enquête menée auprès de 150 fournisseurs et clients). Il y a dix ans, le prix moyen du kWh tournait encore autour de $ 1100.

Le point de bascule pour faire descendre le coût de production d’un véhicule électrique au niveau d’un véhicule à moteur thermique se situe à $ 100, déclare Bloomberg NEF. Ce point de bascule devrait être atteint en 2023. Soit dans à peine deux ans!

Le Total Cost of Ownership (TCO) des véhicules électriques chutera du coup – même sans subsides – sous celui des véhicules à essence et diesel. Ceux-ci deviendront en effet de plus en plus chers à produire en raison de la sévérité croissante des normes en matière d’émissions. Ils seront en outre soumis à une taxation de plus en plus lourde.

Il convient donc de rester vigilant et de suivre l’évolution de près, toujours en tenant compte de l’ensemble des facteurs. Athlon peut évidemment vous y aider.  

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