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Percée en matière d’autonomie et de temps de charge des voitures électriques en Belgique

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De nombreux conducteurs sont déçus par l’autonomie limitée et la lenteur de charge des voitures électriques de la génération actuelle. Le centre de recherche IMEC de Louvain a étudié la question et trouvé une solution. Sa nouvelle technologie de batterie recharge plus rapidement et offre une plus grande autonomie.

Aujourd’hui, les voitures électriques disposent de « batteries mouillées », contenant un électrolyte liquide. La capacité de ces batteries est cependant limitée, ce qui restreint l’autonomie de ces voitures.

Rouler plus longtemps, recharger plus rapidement

Il n’est donc pas étonnant de constater que des recherches soient menées dans le monde entier pour augmenter cette autonomie. Les chercheurs se sont déjà cassé la tête pour trouver les modèles qui succéderont à la génération actuelle de batteries rechargeables lithium-ion. Le centre IMEC en a trouvé une version, selon lui, dans une batterie dotée d’un nouvel électrolyte stable.

Cet électrolyte stable peut donner un sérieux coup de fouet aux voitures électriques, car il assure une meilleure conductivité et un plus grand stockage d’énergie. Aujourd’hui, les voitures électriques affichent une autonomie maximale de 400 kilomètres par recharge. L’autonomie de la nouvelle batterie « stable » peut la faire monter à 600 kilomètres. Cette batterie requiert, par ailleurs, un temps de charge bien moins important, en passant d’une heure et demie à une dizaine de minutes. De plus, la batterie de l’IMEC aurait une plus longue durée de vie et se veut plus sûre que l’actuelle génération de batteries.

Les fabricants de batteries qui souhaitent utiliser cette nouvelle technologie ne devront, en outre, pas modifier de manière drastique leur processus de production. Comme pour les batteries existantes, les chercheurs louvanistes partent en effet d’un électrolyte liquide. Mais cette matière liquide prend, lors d’une phase ultérieure, une forme stable.

D’Apple à Toyota

L’IMEC n’est pas le seul acteur du monde de la technologie à proposer des batteries à électrolyte stable. Des entreprises comme Apple et Alphabet testent cette nouvelle technologie, comme certains constructeurs automobiles. Toyota a ainsi annoncé que ses voitures électriques rouleraient avec une batterie à électrolyte solide d’ici 2020. 

Selon les prévisions, la nouvelle technologie de batterie devrait atteindre sa vitesse de croisière d’ici mi-2019. Ensuite, cette batterie à électrolyte solide supplantera définitivement son homologue « humide ». À long terme, les chercheurs souhaitent voir augmenter de 50 % l’autonomie des voitures électriques. Le temps de charge devrait ensuite baisser à une vingtaine de minutes.
L’IMEC évoque toutefois une évolution plutôt qu’une révolution pour la technologie des batteries. L’autonomie des voitures électriques reste en effet limitée par le matériau de la batterie : le lithium-ion. Pour créer une batterie plus puissante de manière exponentielle, les chercheurs devront trouver de nouveaux matériaux. 

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