Et si les voitures électriques étaient la référence et les véhicules diesel les nouveaux venus… Qu’en serait-il ?

Un témoignage

Autour de moi, les gens font l’éloge des voitures diesel : elles ne sont pas chères et se rechargent très rapidement. Je voudrais bien voir ça !

Je me rends donc dans un garage pour faire un essai. Quelques minutes plus tard, me voici au volant, aux côtés du vendeur. Lorsque je démarre le moteur, le véhicule se met à tousser comme un fumeur et vibre de tout son long. Est-ce normal ? Le vendeur acquiesce. Le moteur diesel renferme des centaines de petites pièces qui grincent en se frottant les unes aux autres. Tout se joue à une fraction de millimètre. Pas étonnant que ce vendeur dispose d’un vaste atelier de réparation.

J’accélère difficilement, jusqu’à 40 km/h. « Impossible d’aller plus vite », dis-je au vendeur. « Avec ce type de voiture, vous devez passer les vitesses vous-même », répond-il. Aussitôt dit, aussitôt fait. Le moteur vrombit de bon coeur et étouffe la radio. Le feu passe au rouge. Je lâche l’accélérateur et… c’est bizarre : la voiture ralentit à peine. Je suis forcé de freiner brusquement pour m’arrêter à temps. La récupération d’énergie ? Pas question ! Soudain, le témoin d’alerte du niveau de carburant s’allume. Je m’arrête donc dans une station-service aux prix avantageux. J’ouvre le clapet et dévisse le bouchon du réservoir de la voiture. Résultat : des mains poisseuses. Misère, plus de 7 euros pour 100 kilomètres ! Moi qui suis habitué à 2 euros ! Je comprends maintenant pourquoi ces voitures sont « bon marché ». Sans compter qu’il faut parfois faire un détour jusqu’à la pompe, car il est impossible d’en installer une chez soi.

Un peu déconcerté, je reprends la direction du garage et… bingo ! Un embouteillage. Contre mon gré, mon argent s’envole sous la forme de gaz polluants en passant par un petit tuyau assez douteux monté à l’arrière de la voiture. Même quand j'arrive à destination, les cylindres continuent leur vacarme jusqu’à ce que je leur cloue moi-même le bec. Je descends. Le vendeur ouvre fièrement le capot : une véritable fournaise. Le moteur occupe à lui seul ce gigantesque espace ? Il n’y a donc pas de place pour des bagages à l’avant. Ce n’est pas croyable ! Plein d’espoir, le vendeur me tend les contrats de vente. Je n’hésite pas une seconde : « Non, merci ! » Je rentre chez moi au volant de ma voiture électrique. Le souffle frais des autres voitures m’entoure et l’air est d’un bleu étincelant. Enfin un peu de calme !