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Voiture de société, budget mobilité ou argent ?

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Le gouvernement Michel entend s’attaquer aux problèmes de mobilité en Belgique à travers deux nouvelles mesures : une taxation accrue des cartes carburant et la possibilité d’échanger sa voiture de société contre un budget mobilité ou un salaire net plus important. Quelles seront les conséquences de ces mesures ?

L’impact des nouvelles règles est difficile à estimer. « Beaucoup de détails concrets ne sont pas encore connus », explique Pieter Goossens. « Nous devons attendre de voir comment le gouvernement donnera forme aux mesures. Si elles sont prises à bon escient, elles peuvent avoir une grande influence sur la mobilité en Belgique. »

Carte carburant

Actuellement, les cartes carburant sont fiscalement déductibles à 75 %. À l’avenir, ce pourcentage sera moins élevé. Pieter Goossens : « Dans quelle mesure une carte carburant sera-t-elle encore déductible à l’avenir ? Nous ne le savons pas. Ce qui est sûr, par contre, c’est que les coûts pour l’employeur augmenteront. Dans la pratique, cependant, une hausse purement forfaitaire des frais de carburant ne fera pas la différence : ce n’est pas cette mesure qui va réduire le nombre de voitures de société sur nos routes. »
« Beaucoup de choses dépendront du contenu précis de cette mesure. Il sera, par exemple, possible de lier la déductibilité fiscale de la carte carburant au caractère environnemental ou à l’âge du véhicule. Il n’y aura sans doute pas moins de voitures sur les routes, mais les voitures en circulation seront plus écologiques. »

Cash ou voiture

La deuxième mesure annoncée par le gouvernement pourrait par contre avoir une grande influence sur la mobilité. « Au lieu d’une voiture de société, les travailleurs pourront opter pour un budget mobilité ou une augmentation de leur salaire net. Nous ne connaissons pas encore les détails de ce point. Les différentes possibilités sont-elles cumulables ? Un travailleur pourra-t-il choisir de combiner un budget mobilité avec une (plus petite) voiture ou devra-t-il choisir une seule option ? » 

Evolution positive

Pieter Goossens est convaincu que cette nouvelle règle va dans le bon sens. « Si cette mesure est mise en œuvre de manière adéquate, elle nous permettra d’atteindre de bons résultats. En favorisant l’attractivité des modes de transport alternatifs, de très nombreux travailleurs – surtout ceux qui habitent à proximité d’une gare ou à distance cyclable de leur lieu de travail – laisseront leur voiture au garage. »

Une simple hausse nette en échange de la voiture de société n’est cependant pas sans risque. « D’où l’importance des mesures d’accompagnement », affirme Pieter Goossens. « Une famille possédant deux voitures de société peut décider d’en abandonner une contre plus de revenus. Cela fait une voiture en moins sur les routes. Par contre, un travailleur peut faire le choix du salaire supplémentaire et s’acheter lui-même un modèle plus petit, peut-être plus ancien et plus polluant que la voiture de société qu’il possédait avant. Nous ne ferons alors pas une opération gagnante, au contraire. L’impact sur l’environnement serait même encore pire. Nous devons éviter cette situation à tout prix. »

Cadre efficace

Étant donné les charges salariales en Belgique et les démarches administratives relativement simples en matière de voiture de société, le concept est très populaire. Pour promouvoir d’autres formes de mobilité, l’administration doit donc être tout aussi simple. « Il revient au gouvernement d’organiser un cadre aussi efficace que possible, surtout pour les plus petites entreprises, qui ont moins de temps et de personnel pour s’acquitter des règles imposées. Si le dispositif du budget mobilité est trop complexe, cela reviendra à ne donner aux travailleurs que le choix entre une voiture ou de l’argent. Le budget mobilité serait alors condamné d’avance. Quel dommage ! Cette mesure ne peut pas se réduire à un moyen d’échapper à la forte pression fiscale. Pour le moment, aucun gouvernement n’a osé adopter une vision suffisamment large. Nous espérons que ce sera le cas à présent, car le moment est idéal pour relever l’enjeu de la mobilité en Belgique. »

Athlon est prêt

Il est possible que les nouvelles règles aient une influence sur les entreprises et les sociétés de leasing. Mais pour le moment, personne ne peut le dire. « Tout dépendra de la manière dont les mesures prendront forme », explique Goossens. « Nous espérons un système simple, accessible à toutes les entreprises, afin que le plus grand nombre de travailleurs puissent choisir des modes de transport alternatifs. En tant que société de leasing, nous pensons depuis de longues années à la mobilité sous toutes ses facettes, pas seulement sous l’angle de la voiture. Nous sommes donc totalement prêts. »

 

 

 

 

 

 

 

 

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