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« Nous avons besoin de toute urgence d’un cadre légal clair pour le budget mobilité »

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Un budget mobilité au lieu d’une voiture de société : voilà une bonne manière de promouvoir la mobilité durable. Toutefois, ce système n’a pas encore été adopté dans notre pays. « Nous avons besoin d’un cadre légal clair », explique Cécile Lienard, Product Manager au sein d’Athlon.

Depuis plusieurs années, Athlon étudie les transports durables et alternatifs. « Lorsque nous rencontrons un client, nous lui posons plusieurs questions », poursuit Cécile Lienard. « L’employé  doit-il vraiment se déplacer ? A-t-il besoin d’une voiture à cet effet ? Et si une voiture représente la meilleure option, quelle voiture correspond le mieux aux besoins et au mode de vie du conducteur ? En 2014, nous avons lancé l’Athlon Mobility Card, une carte de mobilité liée à la plateforme Visa. Celle-ci offre à l’ employé un budget fixe, qu’il peut utiliser pour une dépense unique ou pour des dépenses effectuées à intervalles irréguliers, comme faire le plein, payer un stationnement, mais aussi acheter des billets de train ou couvrir les frais d’un vélo de location en ville. Cette carte constitue une première étape vers un changement de mentalité et est le précurseur d’un véritable budget mobilité. L’utilisateur choisit à sa guise le moyen de transport qui lui convient le mieux et qui est le plus efficace pour l’amener d’un point A à un point B. Son Athlon Mobility Card lui sert ainsi de moyen de paiement. »

Pour le moment, seuls les déplacements professionnels sont concernés

L’Athlon Mobility Card ne remplace pas la voiture de société, mais vient la compléter. Le conducteur d’une voiture de société paie un avantage forfaitaire pour celle-ci. Il peut utiliser la voiture comme bon lui semble, et ce également à des fins privées. Cependant, s’il souhaite utiliser l’Athlon Mobility Card en dehors du travail pour payer des transports en commun ou un vélo, il doit le déclarer séparément. « C’est possible, mais cette option entraîne toute une série de démarches administratives. Nous conseillons donc à nos clients d’utiliser l’Athlon Mobility Card uniquement pour des dépenses professionnelles », souligne Pieter Goossens, MarCom & Innovation Manager au sein d’Athlon. « En pratique, nous disposons déjà de tous les éléments pour lancer le budget mobilité. Le système du budget mobilité ne doit pas fonctionner de la même manière que celui des voitures de société, mais il doit être aussi facile à gérer pour l’employé. Nous souhaitons que nos clients puissent profiter de ce budget tant dans le cadre de leur travail que dans leur vie privée, sans devoir remplir une foule de documents administratifs. L’instauration d’un budget forfaitaire pourrait être une solution. Tout comme pour une voiture de société, l’employé paie, chaque mois, un montant fixe qui couvre toutes les dépenses. Chez Athlon, nous pensons qu’un budget mobilité qui se limite aux déplacements professionnels constitue une solution bien trop limitée, qui n’ouvre pas la voie à une mobilité alternative. »

La route vers un véritable budget mobilité

Le budget mobilité offre plus de possibilités. Les employés disposent d’un montant mensuel fixe, qu’ils peuvent librement consacrer aux moyens de transport les mieux adaptés à leurs besoins et pas uniquement à des dépenses ad hoc. Il peut s’agir d’une voiture, mais aussi d’un vélo électrique, d’un abonnement de train ou d’une voiture partagée. « La politique relative au budget mobilité n’en est malheureusement qu’à ses balbutiements en Belgique », regrette Cécile Lienard. « Il n’existe encore aucune définition légale. Personne ne sait donc précisément comment ce budget peut se présenter dans la pratique ni comment il sera imposé. »

Cadre clair

« Nombre de nos clients souhaiteraient proposer des solutions alternatives de mobilité à leurs employés. Les mentalités ont beaucoup changé. Naturellement, de nombreuses personnes sont attachées à leur voiture de société, mais de plus en plus de gens se prononcent en faveur du budget mobilité. Le monde politique affiche également un soutien important en sa faveur. De nombreuses propositions sont sur la table, mais il s’agit d’un dossier très complexe en raison de la répartition des différentes compétences dans notre pays », poursuit Pieter Goossens.
Selon Cécile Lienard, bannir intégralement toutes les voitures de société n’est pas la solution. « En Belgique, l’offre de transport en dehors des grandes villes n’est pas suffisante pour assurer la même flexibilité que celle offerte par la voiture. Grâce à l’Athlon Mobility Card, les employés ont la possibilité, dans leur vie professionnelle, de tester d’autres moyens de transport. Athlon est totalement prêt à adopter un budget mobilité. Nous avons simplement besoin d’un cadre légal clair, facile à appliquer et interprété de la même manière par toutes les instances. Selon nous, il est grand temps de le mettre en place. »

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