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Le budget mobilité aide Bruxelles à aller de l’avant

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Bruxelles regorge de possibilités de transport. Que représente le budget mobilité pour cette ville ? Nous avons posé la question à Pascal Smet, ministre bruxellois de la mobilité.

Que représente le budget mobilité pour Bruxelles ? « Le budget mobilité a beaucoup de potentiel dans notre ville. Bruxelles doit absorber tous les jours un très grand nombre de voitures de société en provenance du reste du pays. Une situation problématique pour quiconque y habite ou y travaille. En introduisant le budget mobilité, nous pouvons réduire le nombre de voitures de société sans toucher au pouvoir d’achat des employés. Les transports en commun à Bruxelles sont bien développés et nous disposons de très nombreux modes de transport alternatifs. Une personne qui souhaite utiliser le budget mobilité pour remplacer totalement ou partiellement sa voiture a l’embarras du choix. »
« Ajoutez à cela des avantages fiscaux pour les modes de transport durables et de plus en plus de personnes opteront pour cette solution. Le recours à la voiture de société individuelle pourrait ainsi être réduit progressivement. On pourrait même intégrer une allocation-loyer dans le budget mobilité, afin d’encourager les gens à habiter à proximité de leur lieu de travail. »

Les services de voitures partagées, qui permettent à plusieurs personnes d’utiliser une même voiture, ont le vent en poupe. Quelle est leur place dans le budget mobilité ? « Le remplacement des voitures individuelles par des voitures partagées comporte de nombreux avantages. Plus il y a de personnes qui utilisent une même voiture, moins il y a de véhicules dans la ville. Les employés qui n’ont besoin que de temps en temps d’une voiture peuvent remplacer leur véhicule par un abonnement à un service de voitures partagées, qu’ils peuvent aussi payer via le budget mobilité. Ils utilisent ainsi uniquement la voiture quand ils en ont besoin. Des études ont déjà démontré que les personnes qui utilisent une voiture partagée réfléchissent davantage avant de prendre la voiture. Ils se déplacent plus souvent en transports en commun ou à vélo. Depuis le 1er juin, les voitures partagées en free-floating sont également autorisées à Bruxelles. Les utilisateurs peuvent laisser le véhicule n’importe où, ils ne doivent plus le ramener à un point précis. Cela facilite encore le passage à l’autopartage. Le covoiturage a également de l’avenir. Une solution qui peut aussi faire partie du budget mobilité. »

Que manque-t-il pour rendre le budget mobilité attractif ? « En fait, le budget mobilité est une compétence fédérale. Je ne peux donc que formuler des recommandations. Il est important de pouvoir proposer des alternatives valables aux voitures individuelles, à l’image d’un bon réseau de transports en commun et de services de vélopartage et d’autopartage bien développés. Du côté des pouvoirs publics, nous pouvons prévoir des incitants pour les adeptes du covoiturage. Le gouvernement fédéral pourrait par exemple rendre le covoiturage fiscalement déductible, et la Flandre et la Wallonie pourraient réserver des bandes de circulation spéciales sur les autoroutes pour le covoiturage. Chaque employé peut ainsi choisir les modes de transport qui lui conviennent le mieux. »

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