L'autonomie des véhicules électriques

Poussé par la décision du Parlement européen qui met fin à la vente de véhicules thermiques à partir de 2035, le passage à l’électromobilité est en marche.

Loin d’être un long fleuve tranquille, la transition est parfois compliquée à mettre en place, mais chaque jour nous apporte son lot d’améliorations et de progrès !

L’un des sujets qui inquiètent régulièrement les conducteurs quand on parle de transition électrique, est l’autonomie des véhicules électriques.

Bien que l’ambition de réduire nos émissions de CO2 soit incontestable, comment passer sereinement à cette nouvelle motorisation, alors qu’elle semble aussi compliquer notre mobilité à tous ?

Athlon fait le point à partir de chiffres concrets concernant les usages des conducteurs, la réalité concernant l’autonomie des véhicules électriques, les changements d’habitude qui permettent d’améliorer leur autonomie, et les perspectives d’amélioration.

    L’autonomie d’un véhicule électrique est plus faible que pour tout autre type de véhicule, et les véhicules électriques ne sont pas adaptés aux longues distances ?

    Vrai et faux

    L’un des principaux arguments utilisés contre les véhicules électriques est leur faible autonomie, notamment sur autoroute. En fonction du modèle et de la capacité de la batterie, l’autonomie du véhicule varie – actuellement – entre 150 km et 600 km, alors qu’un modèle thermique franchira aisément la barre des 500 km en plein essence.

    En moyenne, en 2018, un Français parcourt entre 13 et 117km par jour (Source : service des données et études statistiques (SDES), 2018), ce qui fait que l’autonomie des véhicules électriques est suffisante pour la plupart des trajets du quotidien.

    L’argument selon lequel l’autonomie des véhicules électriques ne convient pas aux longues distances devient en outre de moins en moins vrai : la performance des véhicule ne cesse de s’améliorer, et les conducteurs et gestionnaires de flotte ont le choix parmi une vaste gamme de véhicules leur permettant de choisir ceux qui sont le plus adaptés à leur utilisation régulière. De plus, en adaptant sa conduite ou en apprenant à optimiser la batterie, il est possible d’améliorer l’autonomie du véhicule.

     

    Les facteurs extérieurs qui influencent l’autonomie

    Deux principaux facteurs influencent l’autonomie d’un véhicule électrique : la météo et le type de parcours.

    Concernant la météo, l’autonomie est optimale aux alentours des 20°C, mais seules les températures extrêmes dégradent l’autonomie significativement (en dessous de 5°C et au-dessus de 35°C). On comprend donc facilement que pour un trajet en France, dans la grande majorité des cas, la température aura donc un impact négligeable sur l’autonomie du véhicule.

    Pour optimiser l’autonomie du véhicule électrique, il faut également tenir compte du type de trajet.

    Bien évidemment, la topographie joue un rôle important. Dans une région montagneuse par exemple, la batterie sera plus sollicitée dans les montées importantes, et pourra au contraire être économisée dans les descentes.

    Attention au piège de l’autoroute, qui est très énergivore ! Contrairement à un véhicule thermique, l’autonomie autoroutière d’un véhicule électrique est nettement inférieure à son autonomie urbaine. Et une vitesse élevée est l’ennemie de l’autonomie. Par exemple, Renault annonce qu’une ZOE consomme 40% de plus à 140 km/h qu’à 110 km/h. (Laisse-t-on cet exemple avec citation de la marque ?).

     

    Les leviers d’actions qui permettent d’optimiser l’autonomie

    • L’écoconduite (https://www.athlon.com/fr/informations-du-secteur/sensibiliser-vos-collaborateurs-a-l-eco-conduite/): ce mode de conduite citoyenne et écoresponsable permet de réduire l’impact écologique et économique de son véhicule. C’est un changement important mais vertueux de nos habitudes au volant. Avec de belles économies à la clé !
    • La récupération d’énergie: ce système permet lors de la décélération d’un véhicule électrique (au lever de pied de la pédale d’accélération ou au freinage) de transformer l’énergie cinétique créée lors du mouvement du véhicule (et qui aurait dû être perdue) en énergie électrique.
    • La pré-climatisation ou le préchauffage: en préparant la température de l’habitacle avant de prendre le volant, lorsque le véhicule est encore en charge, on évite de trop tirer sur la batterie en mettant le chauffage ou la climatisation à fond en entrant dans le véhicule.
    • La navigation optimisée: ce service permet au véhicule qui en est équipé d’optimiser son autonomie. Pour cela, l’algorithme prend en compte les données en temps réel pour adapter l’itinéraire en fonction du niveau de la batterie, des bornes de charge disponibles sur la route, du relief de l’itinéraire, de la circulation…
    • Des outils en ligne existent pour aider les conducteurs à gérer l’autonomie de leur véhicule électrique. Par exemple: Automobile Propre (https://www.automobile-propre.com/) propose un outil de calcul d’autonomie, disponible en ligne. Chargemap (https://fr.chargemap.com/) identifie les bornes de recharge les plus pertinentes pour votre trajet.

     

    En conclusion

    L’autonomie d’un véhicule électrique n’est pas un souci pour les trajets courts du quotidien. Et pour les trajets plus longs, même si elle est moindre que celle d’un véhicule thermique, il est possible de l’optimiser par quelques bons gestes.

    De plus, il faut tenir compte du fait que les bornes de recharge rapides se déploient de plus en plus, notamment sur autoroute, afin de charger le véhicule en moins de 30 minutes… L’occasion pour le conducteur de faire une pause !

    Certains constructeurs affirment que les efforts de recherche doivent maintenant se concentrer sur l’optimisation du temps de recharge (charger plus vite) plutôt que sur l’autonomie de la batterie…